IMMOBILITE

Performance 2005

Les arts sur le trottoir un 24 juillet à Mer…

Le matin dans une salle d’exposition de sculptures,

l’après-midi dans un parc du centre ville.

Saisir cette opportunité de travailler sur la lenteur,

l’immobilité, le pas grand chose, le presque rien…

au sein même du monde en mouvement.

Sous le regard des visiteurs, travailler cette qualité particulière de l’immobilité du danseur,  indissociable de son expérience du mouvement,  Laisser exister les micro-mouvements du corps et jaillir les fulgurances de la pensée. Changer de position avec une extrême lenteur, lenteur qui étire le temps, le suspend ; dans laquelle le visiteur pénètre tout autant qu’elle l’enrobe. Lenteur pareille à celle de la statue qui se modifie imperceptiblement, bouge au fur et à mesure que le visiteur tourne autour d’elle, s’en rapproche ou s’en éloigne, observe tel ou tel détail et revient un moment à l’ensemble, lenteur qui amène une autre immobilité… vivante…

Lorsqu’au mouvement aucunement
on ne s’adonne, le souffle est le mouvement, le retrouvé, le principal, l’unique, le modificateur, le mener  le calmer  le réduire   Réduire…

Henri Michaux

Avec Christine Olivo, Gaël Sesboüé
et Aurélie Visomblain